
Nous avons donc établi dans les chapitres précédents que :
- Le Mariage est une Institution de Dieu.
- C’est Lui et Lui-Seul qui en est l’Initiateur.
- Il fonde et établit l’union et l’unité d’un couple
sur les vœux que l’homme et la femme prononcent le jour de leur mariage.- Dieu déclare et atteste
que la durée de cette union est pour la vie
(Jusqu’à ce que la mort nous sépare…).- Dieu a initié et institué la Loi du Mariage
dans le jardin d’Eden
et, par voie de conséquence,
son application est universelle
et s’étend sur toute la descendance d’Adam et d’Ève.- D’après les Écritures,
nous avons démontré que, dans un couple,
le devenir “Une Seule Chair” est un Acte surnaturel de Dieu,
dans le sens où de deux êtres indépendants
Il en fait ” UN SEUL “.
Ce miracle a lieu quand deux personnes (un homme et une femme) se mettent ensemble
et pour la première fois,
lorsque chacun consent, promet, fait alliance, s’engage ou prête serment à l’autre.
Introduisons maintenant ces Vérités dans une définition du Mariage !
Cette définition est une compilation de beaucoup d’autres en essayant d’intégrer ce qui a été déjà dit là-dessus.

I. DÉFINITION DU MARIAGE

A. « Le Mariage est une Loi d’Application Universelle et d’Origine Divine… »
Cela signifie que Dieu est l’Auteur de la Loi sur le Mariage et que Ses Ordonnances, établies dans les Écritures, ont une portée universelle et s’appliquent à tous les descendants d’Adam et d’Ève.
Tous sont donc ainsi soumis à ces ordonnances et seront jugés par elles.
B. « Par cette Loi, un homme et une femme… »
Comme l’application de la Loi sur le Mariage est universelle, nous ne pouvons pas dire que cela s’applique seulement aux Chrétiens, aux Juifs ou à d’autres hommes et femmes religieux. Non, la portée de cette Loi est universelle et donc, chaque homme et chaque femme se trouve concerné par cette Loi.
Ainsi la définition dit : ” un homme et une femme “. Cela, donc, ne peut être appliqué à un homme et un homme, ou à une femme et une femme. De telles relations sont condamnées et aussi interdites dans les Écritures.
C. « …s’engagent mutuellement… »
C’est le consentement libre et mutuel de se donner l’un à l’autre qui constitue l’unité du couple (être un et non plus deux), cette union en un, ou ” Une Seule Chair “, étant l’Acte de Dieu.
D. « Ils sont unis surnaturellement par Dieu… »
Seul Dieu a la Capacité de les unir pour qu’ils deviennent ” Une Seule Chair “.
Seule cette Union - « être une seule chair » - telle qu’elle est décrite dans la Parole de Dieu, est pour la vie.

1. LES RELATIONS SEXUELLES NE FONDENT PAS ” l’Union en Une Seule Chair ”
Les relations sexuelles sont le privilège exclusif du Mariage mais ne le fondent pas pour autant !
Matthieu le démontre de façon claire lorsqu’il parle de :
a. L’histoire de Joseph et Marie.
Quand Joseph apprit que Marie était enceinte, il fut près de la répudier. Alors un ange lui dit que l’Enfant était celui du Saint Esprit et qu’il pouvait et devait épouser Marie.
Ensuite lorsque Joseph se réveilla de son sommeil, il fit ce que l’Ange du Seigneur lui avait ordonné :
La Bible “Parole Vivante” dira :
La Bible Amplifiée :
Ils étaient donc mariés ; ils étaient devenus Une Seule Chair, en tant que mari et femme et cependant le verset 25 dit :
Cela veut dire qu’il n’a pas eu de connaissance physique de son épouse. Ils n’ont pas eu de relations sexuelles, bien qu’ils soient tous les deux déjà devenus Une Seule Chair. Et jusqu’à quand ?
La Bible ” Parole Vivante ” dira :
La Bible Amplifiée :
De ce fait même, l’Écriture enseigne que les relations sexuelles ne font pas le mariage. Joseph et Marie étaient légalement mariés depuis des mois avant que Joseph ne l’ait connue (au sens biblique du terme).
Il existe d’autres exemples dans les Écritures enseignant que les relations sexuelles ne créent pas la relation de mariage :
b. David et Bathsheba en 2 Samuel 11
c. La femme surprise en adultère de Jean 8
d. L’enseignement de Jésus en Luc 16, 18
L’usage du mot épouse implique clairement que les relations sexuelles étaient comprises dans cette seconde relation.
Cependant, Jésus ne dit pas qu’ils étaient unis ou devenus une seule chair. Au contraire, Il dit qu’ils ont commis adultère.
Cela ne dit pas que la sexualité partagée rend deux personnes, une seule chair !
Le bon sens nous enseigne que, si les relations sexuelles font le Mariage, alors une telle chose n’est pas fornication…
Si vraiment l’acte sexuel physique rend un couple Une Seule Chair, alors, au moment ou cet acte prend place, l’homme et la femme deviennent Une Seule Chairet cela est honorable. Pourtant le bon sens nous enseigne que cela n’est pas ainsi.
La première Épître aux Corinthiens paraît dire que les relations sexuelles ne font de deux plus qu’un.
Le mot clef de ce verset est uni qui vient du mot grec kollaomai. Ce mot grec vient de la racine kollao, qui signifie coller ou bien encore cimenter ensemble.
Comparez ceci avec le mot grec proskollao qui veut dire adhérer, s’attacher à, rester fidèle. Ce mot vient de la même racine kollao.
VINE, dans son Commentaire Encyclopédique, dit que ce mot est « une forme renforcée par pros [à, intensif], de kollao et est utilisé à la voie passive et à la forme réfléchie, dans un sens métaphorique. »
Ce même mot renforcé, proskollao, est aussi utilisé dans l’Épître aux Éphésiens et concerne les relations entre un mari et son épouse.
Cette association-union nous parle d’une sorte de liaison, de colle, de cimentation, comme il est dit dans Matthieu 18, 5-6 et Marc 10, 7 quand il est parlé clairement de l’union de mariage pour la vie « car ils ne sont plus deux… » (donc plus jamais deux).
Il est simplement établi que si un homme est marié ou bien attaché à une femme et qu’ensuite il découvre qu’elle est une prostituée, elle est encore et toujours sa femme et elle est « Une Seule Chair » avec lui. Dieu est Celui qui les rend Un, Une Seule Chair à cause de leurs serments.

D’autres preuves scripturaires, démontrant que la sexualité n’établit pas le mariage, se trouvent dans les textes suivants. En Genèse, chapitre 38, nous avons :
e.L’histoire de Judah.
Judah avait trois fils, Er, Onan et Shelah.
Er fut marié à Tamar verset 6 mais avant qu’ils n’aient pu avoir des enfants, le Seigneur fit mourir Er à cause de sa méchanceté verset 7.
Ensuite, comme cela était la coutume à cette époque, Judah dit à son second fils, Onan, d’épouser Tamar et de donner une descendance à son frère aîné, afin que son nom ne soit pas effacé verset 8.
Onan désobéit à son père, à cause de son propre égoïsme : il répandait sa semence sur la terre. Le Seigneur le fit mourir verset 9 & 10.
Ensuite Judah dit à Tamar d’attendre son troisième fils, le plus jeune.
Tamar voyait que Shela ne lui était point donné pour mari afin de remplir son devoir de lévirat.
Quand Tamar entendit que la femme de Judah était morte, elle se renseigna pour savoir ce que Judah faisait. Désespérée de ne pas avoir un enfant pour relever le nom de son mari, elle se déguisa en prostituée et séduisit Judah sur le chemin. Pour ses services, elle obtint l’anneau, les bracelets et le bâton de Judah, comme gages en attendant le paiement. Judah pourrait ainsi lui envoyer son salaire et recouvrer ses objets personnels verset 12-18.
Plus tard, quand Judah entendit que Tamar était enceinte, il commanda qu’elle soit brûlée verset 24. A ce moment-là, Tamar produisit les gages qu’elles avait reçus pour montrer à Judah qu’il était le père des jumeaux à naître verset 25.
Ensuite Judah reconnut qu’il n’avait pas été juste avec Tamar et qu’elle-même s’était comportée justement.
Mais remarquez ceci : jamais Judah - pas plus d’ailleurs que Tamar (qui a accompli le service d’ une prostituée) - n’a annoncé que leur relation sexuelle les a joints l’un à l’autre et fait d’eux Une Seule Chair.
Au contraire, leur relation est revenue à ce qu’elle était auparavant.

Le même principe régit :
f. L’histoire de Samson et Dalila.
Nulle part il n’est annoncé que Samson fut uni avec Dalila et devint Une Seule Chair avec elle, au travers de leurs relations sexuelles, dans sa profession de prostituée !

g. Dans le livre d’Osée, le Seigneur a demandé au prophète Osée d’épouser Gomer. Bien qu’elle exerçât le métier de prostituée, Osée était encore marié à elle à cause de leurs Vœux de Mariage.
Il continua à l’aimer et à lui pardonner.

h. Dans l’Épître aux Corinthiens, au chapitre 6, Paul ne veut pas dire que les relations sexuelles entre un homme et une femme les font devenir « une seule chair ».
Mais c’est l’union d’un homme et d’une femme, par les Vœux qu’ils prononcent, qui fait d’eux « Une Seule Chair », même si elle est une prostituée !
Il n’y aucun doute que cela fait référence à Genèse 2, 23-24, lorsqu’Adam accepta Ève comme son épouse et que Dieu prononça ces mots. Puis-je suggérer qu’aucune union sexuelle n’avait encore eu lieu quand ces mots ont été dits, pourtant Adam et Ève étaient considérés comme étant déjà « une seule chair ».
En fait, la seule référence que la Parole fait à une relation conjugale entre Adam et Ève se situe après la chute :
Comme quoi nous devons éliminer des enseignements d’église le concept erroné que les relations sexuelles entre un homme et une femme constituent le lien de mariage, c’est-à-dire « une seule chair ».
1 Corinthiens 6, 16 est le seul verset - lorsqu’il est mal interprété - qui puisse suggérer une telle chose. La Parole de Dieu utilise cette phrase, « devenir une seule chair », seulement quand il est question de Mariage, jamais pour une affaire illicite.
Dans ce contexte 1 Corinthiens 6, 16, Jésus fait référence à la fornication dans son sens le plus large.
L’usage de ce mot inclut tout manque de chasteté morale, en opposition avec l’usage courant du mot. (J’étudierai plus loin dans ce livre les différents usages du mot fornication.)
Sa conclusion est que nous devons nous séparer nous-mêmes de toute impureté morale ; et il faut bien vous souvenir que, si vous vous mariez, même avec une prostituée, vous deviendrez « Une Seule Chair avec elle » !

2. L’ÉGLISE NE CRÉE PAS OU N’ÉTABLIT PAS « l’Union en Une Seule Chair »
Si l’église ou le gouvernement avait le pouvoir de faire « une seule chair », les premiers chrétiens auraient été troublés.
L’histoire nous dit que l’église du Nouveau Testament n’a pris aucune responsabilité d’organiser des cérémonies de mariage, jusque vers la fin des trois premiers siècles après Jésus-Christ. En fait, en ce temps-là, personne n’aurait pu dire que le prédicateur, ou bien l’État, pouvait faire d’un couple « une seule chair ».
C’est vers 1300, que l’église catholique romaine remplaça cela par la Loi Canon qui stipulait qu’un Mariage, pour être valide, devait être prononcé par un prêtre. Cette pratique de contrôle des Mariages dans l’église a été transposée dans le Protestantisme par Luther et les autres Réformateurs.
Puis-je suggérer que beaucoup des gros problèmes auxquels l’église doit faire face aujourd’hui sont avec les tribunaux, qui proclament que nos enfants sont « les pupilles de l’État ». Cette incompréhension peut refaire surface, et cela explique la confusion de beaucoup dans l’église.

3. LE GOUVERNEMENT NE CRÉE PAS OU N’ÉTABLIT PAS « L’Union en Une Seule Chair»
Le gouvernement exige de ceux qui prononcent l’état de Mariage, une licence. [i]
Ce n’est pas parce qu’il a le pouvoir d’unir ou de joindre les deux parties en une seule chair par cette licence, mais c’est seulement pour faciliter la tenue des registres d’État Civil pour le gouvernement. En exigeant cette licence, la mention du mariage est correctement enregistrée ; la société est en ordre, régie par des lois, et peut perdurer.
Le gouvernement donnera une licence à un juge, un juge de paix, un notaire ou un ministre de l’évangile et, par ce biais, leur déléguera toute autorité pour présider la cérémonie et attester de son authenticité. Mais permettez-moi de vous affirmer qu’aucun de ceux-là n’a le pouvoir de faire de deux personnes « Une Seule Chair » !
Quelle que soit la personne qui officiera à la cérémonie de mariage, elle recevra du couple un imprimé, rempli et signé par des témoins, et le renverra à l’autorité responsable dans les 48 heures.
Encore une fois, ce n’est pas le gouvernement qui a la capacité de faire d’un couple « une seule chair », ni ne peut laisser entendre que ces hommes, présidant des cérémonies de mariage, puissent faire des mariés « une seule chair ». Son seul objectif est de viser à avoir des enregistrements d’état civil corrects et de maintenir l’ordre social.
Ceci est la définition légale du mariage par l’ État : le mariage est le processus par lequel la relation entre mari et femme est constituée et légalisée dans un accord mutuel.
En d’autres termes, l’État dit que, chaque fois qu’un homme et une femme décident de se marier, il doivent porter sur la place publique le fait qu’ils se sont engagés mutuellement, ou se sont promis l’un à l’autre.
Beaucoup de gens pensent que l’État fait ou établit les mariages, et qu’ainsi il a l’autorité de briser les liens du mariage. Depuis que beaucoup ont cru ce mensonge, ils ont accepté - par la reconnaissance des divorces prononcés par les tribunaux - que l’État puisse les unir ou les séparer.
Quand l’État s’est fait octroyer ce pouvoir, alors le fruit, la descendance de cette union, est aussi sous sa juridiction. L’étape suivante est très logique pour l’État : s’il a l’autorité d’unir et de séparer des couples, il a alors légalement l’autorité de faire des descendants de cette union des « pupilles » de l’État.
Nous récoltons maintenant le fruit de cette erreur à travers l’intrusion gouvernementale dans tous les aspects de la vie de famille.

4. DIEU CRÉE ET ÉTABLIT « L’Union en Une Seule Chair »
Puisse Dieu nous aider à nous repentir et à dire ce qu’Il dit !
Matthieu 19 indique clairement que, de deux, Dieu en fait Un !
Une relation « en Une Seule Chair » est seulement obtenue par Dieu à travers le consentement mutuel des personnes qui s’unissent.
En Malachie 2, 13 Dieu déclarait son déplaisir envers le peuple juif et dit qu’Il rejetait leurs offrandes.
Au verset 14, ils demandèrent à Dieu : Pourquoi, Dieu, es-Tu tellement fâché envers nous ?
Dieu répondit :
Le verset 15 continue ainsi :
Dieu fait référence aux vœux ou aux engagements pris lors de l’Alliance de Mariage.
La Bible Amplifiée le dit encore plus clairement en Malachie 2, 14 & en Matthieu 5, 37
[Notez ceci : Dieu est en train de dire (paraphrase) en dépit de ce que vous avez fait] elle est ta compagne et la femme de ton Alliance [établie lors des vœux de mariage].
Seul Dieu, l’Unique, Celui qui a créé et établi le Mariage par un Acte souverain et divin, peut lier un homme et une femme, et en faire ” Une Seule Chair “ pour la vie.
Ce lien est instauré, quand ils se sont mis d’accord, décident de faire Alliance, ou bien font le Vœu de s’accepter mutuellement,
Le papier écrit (l’autorisation) donné par la société confirme seulement que l’acte est enregistré, et donc légal, en ordre, et correspond aux règles établies. Celui qui officie déclare simplement, par suite de la pratique établie, que la procédure exacte a été suivie.
Mais Dieu seul, d’une façon souveraine et permanente, joint ou “colle”, chaque couple ensemble, et Il déclare succinctement sa durée - pour la vie !
Nous croirons à tort que le certificat de mariage reçu lors de la cérémonie a fait de nous une seule chair. Et en conséquence, un certificat de divorce nous séparera et nous serons libres de tout recommencer de nouveau !! Ce raisonnement n’est pas biblique et il est faux.
Puisse Dieu nous aider à voir clairement cette vérité !
Qui que vous soyez, si vous - ou une autre personne - venez, pour la première fois avec quelqu’un, pour vous engager l’un envers l’autre comme mari et femme, dans une relation hétérosexuelle selon Dieu, le Seigneur est le témoin dans cet engagement, et Il fait de vous une seule chair pour la vie. Il n’y a pas d’autre moyen scripturaire de devenir une seule chair, parce que c’est Dieu qui l’a établi au début, et cela ne peut être changé.
S’il vous plaît ! Revoyez les versets suivants :

E. « …à vivre ensemble dans l’amour et de façon permanente… »
Très souvent les gens me confient :
« Je n’ai pas compris les paroles que j’ai dites lors de la cérémonie ! »
Si les paroles de votre cérémonies étaient si difficiles à comprendre, oubliez pour un instant les vœux que vous avez formulés et répondez à ces questions. Quand vous avez été d’accord d’épouser votre partenaire :
Jésus dit :
Les gens, par nature, aujourd’hui, brisent les alliances et les trêves ; cependant, si vous les questionnez avec soin, il apparaît qu’ils connaissent le lien permanent du Mariage.
La partie de la définition qui dit « dans l’amour » n’est pas basée sur l’émotion mais sur un acte de volonté. Il/elle choisit ou décide d’aimer et se construit ensuite une image mentale qui justifie sa décision.
C’est la raison pour laquelle Dieu dit aux chrétiens d’aimer à trois niveaux :
Ce n’est pas parce qu’ils y ont droit, mais parce que, Lui, Dieu l’ordonne !
Nous savons que c’est dans la Nature de Dieu de nous aimer ; Dieu est Amour ! Il choisit de nous aimer, de la même façon que les maris et les épouses doivent s’aimer mutuellement, indépendamment de leur comportement.

F. «pour construire et maintenir un foyer et une famille »
C’est la Volonté de Dieu pour un couple qu’il construise son propre nid !
Il n’est jamais normal que deux familles vivent ensemble sous le même toit pendant une longue période. C’est parfois nécessaire, mais loin d’être l’idéal.
Il faut du respect mutuel pour construire un foyer, et la reconnaissance des rôles propres des autorités. Maintenir un foyer demande de la maturité, de la responsabilité et une volonté d’adaptation.
Je crois que vous trouverez cette définition du Mariage tout à fait en accord avec la Parole de Dieu.

II. LA DOCTRINE BIBLIQUE DES ALLIANCES ET DES VŒUX
Le prochain concept à saisir pour la compréhension biblique du mariage est ce que la Bible enseigne sur les Alliances et les Voeux.
A. LES ALLIANCES
Le Dieu d’Abraham est un Dieu qui fait des Alliances.
Il a conclu une Alliance universelle quand il a installé l’Arc-en-ciel qui attestait que, plus jamais, la Terre ne serait détruite par l’eau. Par ce signe d’Alliance, nous savons que Dieu S’est engagé à ne plus jamais détruire la Terre par l’eau, Il l’a dit ! Dans l’Histoire, diverses alliances ont été conclues entre les hommes :
1. Alliance de sel
Une de ces alliances est l’Alliance de Sel. Quand deux personnes entraient en Alliance et désiraient le concrétiser, elles utilisaient du sel, appelé Sel de l’Alliance : chacun prenait une pincée de sel de sa propre salière et la déposait dans celle de l’autre.
La seule possibilité de rompre cette Alliance - qui venait d’être conclue - était de pouvoir séparer les grains de sel, qui venaient de se mélanger, de ceux de son partenaire d’Alliance. C’était une Alliance de lien.
2. Alliance de Sang
Une Alliance d’un autre type a été faite entre Dieu et Abraham. Elle est appelée : Alliance de Sang. L’Alliance de Sang ne pouvait être brisée que par la mort de l’un des partenaires d’alliance.
A cause de cela, Dieu n’a pas été le partenaire d’Abraham dans l’Alliance, mais Il a conclu une Alliance avec Lui-même concernant Ses promesses à Abraham. Ensuite, comme c’est une Alliance de Sang, elle ne pouvait pas être brisée jusqu’à ce que Dieu meure ! Je sais qu’il y a quelques années, on a suggéré que Dieu était mort, mais ne le croyez pas. Je communique avec Lui régulièrement et Il est bien vivant !! Ainsi, l’Alliance Abrahamique est toujours en vigueur…
Les hommes aussi ont fait des alliances de sang les uns avec les autres. Ils faisaient un vœu, se faisaient des incisions pour que le sang coule. Ils « joignaient » leurs blessures pour que les sangs se mélangent, et leurs vœux devenaient l’accord de l’Alliance de Sang, qui ne pouvait être brisée que par la mort de l’un d’eux !
Une autre caractéristique particulière de l’Alliance de Sang résidait dans le fait que chaque partenaire s’engageait et disait : « Tout ce qui est à moi est à toi, et ce qui est à toi est à moi ! »
Note :
C’est la raison pour laquelle Dieu a testé Abraham avec son fils Isaac, pour voir s’il avait vraiment la volonté de remplir le contrat d’Alliance. Genèse 22, 1-18

B. LE MARIAGE EST UNE ALLIANCE
L’Alliance de Mariage est comme une Alliance de Sel et de Sang et elle reste en vigueur jusqu’à ce que l’un des partenaires meurt.
L’Alliance de Mariage est similaire à une alliance de sang, dans le sens où les partenaires s’impliquent en disant : « Tout ce qui est à moi est à toi, et ce qui est à toi est à moi ! »
Les deux alliances peuvent être brisées, mais seulement par la mort de l’un des partenaires.
C’est la même chose que pour l’Alliance de Sel. Dans cette Alliance, les partenaires ne pourront jamais séparer les grains de sel appartenant à chacun d’entre eux. C’est une Alliance inviolable.
Même s’il y a beaucoup de similitudes entre ces alliances et l’Alliance de Mariage, cette dernière n’est pas une Alliance de Sang, car :
Ce n’est pas la déchirure de l’hymen ou le sang qui coule, mais bien les vœux (ou serments) avec le consentement mutuel qui établissent l’Alliance de Mariage.
Les gens ont besoin aujourd’hui d’entendre cela.
L’apôtre Paul nous dit :
Cela signifie qu’ils s’engageront dans un serment et volontairement le dénonceront.
Dans le chapitre 1 des Romains, Paul décrit la nature de ceux qui, « professant d’être sages… », tourneront le dos à Dieu. Encore et encore, cela est vrai :
En décrivant l’aboutissement de la vie de ces gens à cause de leurs choix, Paul définit quelques évidences visibles :
En contraste avec cela, l’enseignement de Jésus à Ses disciples est parfaitement honnête et intègre. Il suit immédiatement Son enseignement concernant le Mariage.
Pourquoi pensez-vous que Jésus avertit Ses disciples du sérieux des promesses ou des vœux faits à Dieu ?
La Parole de Dieu a beaucoup à dire sur la gravité et l’importance des paroles que nous prononçons.
Trop de gens aujourd’hui prennent à la légère l’engagement de paroles. Le résultat est que cette nation paie très cher sa légèreté.
Je me souviens que, lorsque j’étais un jeune garçon, on avait rarement à signer un contrat par écrit. Si un ami te disait qu’il avait un petit « job » pour toi pour « tant », tu n’avais pas besoin d’un contrat. Une poignée de mains suffisait et on était d’accord. C’était cela l’intégrité, l’honnêteté, la loyauté - mots que nous ne connaissons plus de nos jours.
Allez chez un concessionnaire d’automobiles et essayez d’acheter un véhicule avec une poignée de mains ! Cela arrive rarement aujourd’hui… Pourquoi ? Parce que « …les hommes sont parjures… ». Cela est vrai non-seulement dans la relation d’homme à homme, mais encore dans la relation de l’homme face à Dieu. Nous avons besoin de connaître ce que Dieu attend de nous quand nous nous engageons dans un serment ou une alliance . Alors, nous comprendrons ce que Salomon disait :
Le dictionnaire définit un vœu comme :
La Bible parle des vœux au verset 2 du chapitre 30 des Nombres :
Le chapitre 30 des Nombres nous parle d’une jeune fille qui fait un vœu dans la maison de son père.
Encore, dans le chapitre 23 du Deutéronome, il est écrit :
Beaucoup ne sont même pas conscients que les promesses faites à la cérémonie de mariage sont enregistrées et concrétisées par Dieu, l’auteur et le créateur du mariage.
Quand quelqu’un accepte le mariage, c’est comme s’il achetait une « licence d’association exclusive ». Dieu l’a créé, en a établi les règles, en est encore le Ministre au pupitre, et n’a pas abdiqué dans sa capacité et son pouvoir de jugement.
Il a conçu et créé l’humanité, et Il sait que nous sommes des êtres ayant besoin de relations privilégiées et intimes avec une autre personne au milieu de la société. Aussi, Il a établi les liens du Mariage. Quand quelqu’un accepte cela, Dieu le fait devenir « une seule chair » avec son partenaire d’alliance.
S’Il ne faisait pas d’eux « une seule chair » alors leur relation deviendrait fornication, car seulement Dieu peut faire ce miracle lorsque des vœux sont échangés.
Lorsque quelqu’un fait une promesse de mariage à une autre personne, Dieu le prend au mot !
Après avoir appris ces vérités, quelques-uns vont peut-être plaider leur ignorance et dire : « ça a été une épouvantable erreur ! » S’il en est ainsi, ils doivent prendre en compte un autre avertissement de la Parole de Dieu !
Nous trouvons dans le livre des Juges, un exemple scripturaire du sérieux avec lequel un vœu était fait.
Le chapitre 11 relate l’histoire de Jephté le Galaadite, fils d’une prostituée. A cause de la réputation de sa mère, Jephté et sa famille était mis au ban de la société hébraïque. Quand les Ammonites ont menacé Israël, les Israëlites savaient que Jephté était un homme de valeur. Ravalant leur fierté, ils sont venus trouver Jephté et lui ont demandé s’il voulait être leur chef dans la bataille. Après avoir mûrement réfléchi, Jephté accepta et se mit en campagne. En chemin, il prononça légèrement un vœu avant d’y réfléchir.
Et Jephté fit un vœu au Seigneur et dit :
Il remporta la victoire. Quelqu’un a dit quelque chose comme cela : « Jephté a dansé et maintenant il a dû payer le violoniste » [« il a récolté ce qu’il a semé »].
Jephté n’était pas obligé de faire un vœu mais il l’a fait.
J’ai essayé de me mettre dans sa peau en imaginant quelles pouvaient être ses pensées en revenant chez lui.
D’après leur façon d’agir quand ils font d’autres promesses, je sais ce que quelques-uns auraient pensé sur le chemin du retour :
« Et bien Seigneur, je sais ce que j’ai dit à propos de la dîme, mais je ne savais pas que les intérêts de l’emprunt pour mon bateau augmenteraient… »
« Je sais, j’ai dit que j’allais prêcher pour toi, Seigneur, mais je ne me suis pas rendu compte alors que cette bourse ou cette opportunité de travail se présenterait. Tu comprends, Seigneur ? »
Laissez-moi vous dire, que justement, c’est ici le « Waterloo » de plus d’un croyant ! Beaucoup de gens ont, quelque part dans le passé, fait un vœu au Seigneur et ils l’ont oublié.
Puis-je vous dire dans l’amour, que Dieu ne l’a pas oublié ? Ces mêmes personnes ne connaîtront jamais la plénitude de joie de la marche dans l’obéissance, tant qu’ils ne feront pas demi-tour pour s’occuper de leur vœu comme Jephté l’a fait.
Je me souviens encore d’une jeune femme fréquentant le même collège biblique que moi, il y a des années… Elle venait à l’école avec un enfant et louait son propre appartement. Pendant une semaine de célébrations de Réveil, elle se tint devant l’ensemble des étudiants et dit en sanglotant :
« Je voudrais que vous sachiez tous que je me suis engagée à servir le Seigneur sur le champ de mission. J’ai ruminé et rêvé ce projet jusqu’à ma dernière année de lycée. À ce moment-là, j’ai rencontré un jeune homme. Il n’était pas chrétien, mais j’ai cru tous les mensonges de Satan et j’ai persévéré dans cette relation. J’ai été avertie maintes et maintes fois. Ma vie spirituelle a complètement dérapé. Ma vie de prière était un continuel étalage de pleurs désespérées pour que le Seigneur patiente pendant que je continuais mon propre chemin. J’ai semé pour la chair et j’ai récolté la corruption. La suite est évidente » ajouta-t-elle en se tournant vers le petit enfant à côté d’elle.
« Mon seul espoir maintenant, est que le Seigneur m’utilise malgré tout, sur le champ de mission. Oh, s’il vous plaît, ne brisez pas vos engagements avec le Seigneur ! »
Je ne peux oublier le silence qui est descendu ce jour-là sur tout l’auditoire.
Voilà quelqu’un qui avait fait un vœu au Seigneur, qui l’avait brisé, s’en était repentie et essayait de réparer les dégâts.
Je ne peux m’empêcher de penser que Jephté aurait voulu ne pas avoir dit ce qu’il a dit mais c’était déjà dit !
Ne croyez-vous pas que ses pensées auraient pu être celles-ci tandis qu’il arrivait à sa maison :
La Parole du Seigneur dit que cela n’est pas arrivé de cette façon : voilà ce qui est arrivé à Jephté !
Jephté comprit ce qu’il avait fait :
Juges 11, 39 dit :
Qu’avait-il promis ??
Je ne suis pas ici pour justifier ou pour condamner Jephté : cela appartient à Dieu ! J’essaie seulement de vous montrer qu’un voeu fait à Dieu est quelque chose de très sérieux.
Souvenez-vous en !
Je ne connais pas d’autre endroit dans l’Écriture où il a été question d’un holocauste humain, mais il a pu y en avoir un ici parce qu’un homme a compris le sérieux d’un vœu.
Je sais que certains diront qu’il n’était pas possible qu’il fût demandé à Jephté d’offrir réellement en holocauste un être humain.
Ils pensent que cela signifie que sa fille aurait été consacrée pour la vie au service du Temple, puisqu’elle était sa fille unique et que l’impossibilité pour elle de se marier serait le châtiment ; ainsi il n’aurait pas de petits enfants.
Le véritable sens de ses paroles n’est cependant pas ici l’essentiel.
Ce qui était folie de sa part, c’est d’avoir fait un tel vœu.
On pouvait dire de Jephté ce que Salomon a dit en Proverbes 6, 2 :
Quand il réalise à la fin le prix effrayant qui est à payer, il est écrasé. Malgré son agonie et sa douleur, il accomplit le vœu. Il savait qu’un vœu fait à Dieu quel qu’il soit ne peut être annulé !
Ou bien
Souvenez-vous encore une fois :
Oh… comme je souhaite que ces vérités soient enseignées à chaque couple qui envisage le Mariage aujourd’hui !
S’ils pouvaient comprendre le sérieux des Voeux qu’ils prononcent, peut-être évalueraient-ils plus sérieusement leur vraie motivation pour se marier !
Ces vérités ont vraiment besoin d’être enseignées avant qu’une autre génération ne fasse fausse route par ignorance.
Dieu l’a bien exprimé quand Il dit en Osée 4, 6 :
Et nous devons déclarer ce que Dieu a révélé dans Sa Parole.
Nous devons savoir que Dieu considère chacun de nous comme responsable et obligé de répondre de ses voeux, spécialement nos Voeux de Mariage !
L’application de cette vérité sera développée plus complètement dans les chapitres suivants.
Lorsque nous nous y engageons, nous sommes liés effectivement jusqu’à ce que la mort nous sépare : C’est une Alliance pour la vie !
Le Mariage est aussi une Alliance qui peut être transgressée par l’un ou l’autre, mais ne peut pas être brisée la vie durant.

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